Les nouvelles de la recherche

Un nouveau projet pour évaluer les impacts de la nouvelle Loi sur la protection de la jeunesse, 8 ans plus tard

8 janvier 2013

En 2007, des modifications majeures ont été apportées à la Loi sur la protection de la jeunesse (LPJ) afin de favoriser la mise en place de conditions de vie optimales pour le développement des enfants et adolescents recevant des services de protection. Cinq ans plus tard, en 2011, les chercheurs Daniel Turcotte (Université Laval), Sylvie Drapeau (Université Laval) et Sonia Hélie (CJM IU) ainsi que leurs partenaires ont conclu que ces amendements avaient effectivement atteint leur objectif de garantir une plus grande stabilité de vie à la clientèle des centres jeunesse. En effet, les changements à la LPJ ont mené à une baisse du recours au placement ainsi qu'à une diminution mesurable du nombre de milieux de vie et de déplacements vécus par les enfants (Turcotte et coll., 2011).

Conformément à la Loi, une nouvelle étude devra être déposée à l'Assemblée nationale en 2015 afin de mesurer les effets de la nouvelle LPJ huit après son implantation. L'équipe qui réalisera cette recherche est composée de Sylvie Drapeau, Sonia Hélie et Daniel Turcotte, avec la collaboration de Geneviève Turcotte (CJM IU), Marie-Andrée Poirier (Université de Montréal) et Marie-Christine St-Jacques (Université Laval). Tout comme lors de la première évaluation, l'étude comportera d'abord un volet servant à étudier la stabilité et les conditions de vie des enfants sous cinq dimensions, soit le recours au placement, le type de milieu substitut, la stabilité, la clarification du projet de vie et l'application des durées de placement maximales. Le deuxième volet, quant à lui, s'intéressera au point de vue des jeunes et des parents concernant les mesures implantées pour garantir une plus grande stabilité pour les jeunes. Pour atteindre le premier objectif, l'équipe aura recours aux données clinico-administratives disponibles dans le système Projet intégration jeunesse (PIJ), tandis que les données du deuxième volet seront recueillies par le biais d'entrevues auprès des acteurs concernés par les modifications à la Loi.

Encore une fois, la collaboration de nombreux partenaires et de l'ensemble des centres jeunesse de la province sera essentielle pour mener à terme cet ambitieux projet. L'étude est financée par le ministère de la Santé et des Services sociaux pour la période de 2013 à 2015.